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Cour administrative de Paris - Commune de Chelles - 02.04.1992

JURISPRUDENCE

Cour administrative de Paris - Commune de Chelles - 02.04.1992

 « Considérant qu’il résulte de l’instruction, et notamment du rapport de l’enquête de police diligentée immédiatement après les faits, que la jeune M., alors âgée de 8 ans, a été retrouvée inanimée au fond du bassin après avoir heurté une autre enfant ; que la circonstance que le maître nageur sauveteur responsable de la surveillance de l’ensemble du bassin ne soit pas intervenu en temps utile révèle l’existence d’un défaut de surveillance de nature à engager la responsabilité de la commune alors même que le nombre de maîtres nageurs sauveteurs présents était supérieur à la norme requise et que les secours ont été rapidement organisés ;

Considérant que si un tel accident peut donner lieu à une action en responsabilité contre l’Etat devant les tribunaux judiciaires en application de la loi du 5 avril 1937 lorsque le préjudice est imputé à une faute commise par un membre du personnel enseignant ayant en charge les élèves au cours de la séance de natation, la responsabilité de la commune peut également être recherchée devant le juge administratif soit à raison d’un défaut d’aménagement de l’ouvrage public constitué par la piscine municipale, soit d’une faute née de la surveillance défectueuse ou d’une méconnaissance des règles et exigences relatives à la sécurité ; imputable au défaut de surveillance précité du personnel communal mais également au fait que le directeur de l’école, responsable du groupe de travail auquel appartenait la victime a laissé momentanément sans surveillance les 9 enfants dont il avait la garde, qui ne maîtrisaient qu’imparfaitement la natation ; que, dans ces conditions, il sera fait une juste appréciation de la responsabilité de la commune de CHELLES en condamnant cette collectivité à réparer les trois quarts des conséquences dommageables de l’accident ; »


Liste des textes qui y font référence :


Le texte ci-dessous ne peut pas être considéré comme une référence officielle. En France, la seule référence officielle est le Journal Officiel.